mardi 10 juin 2008

Sun MDM Suite : Sun révèle sa solution MDM


Comme annoncé précédemment, Sun révèle aujourd'hui officiellement la sortie de sa solution MDM - baptisée Sun MDM Suite et basée sur le projet open source Mural - et se révèle donc comme un nouvel entrant sur le marché du MDM.

Avec la même architecture et les mêmes composants que Mural, la plateforme se place en Hub permettant l'aggrégation, le nettoyage, la maintenance, l'acquisition et la distribution de données de référence - et plus particulièrement de données Client, aux vues de la communication de Sun.

A noter que cette sortie s'accompagne également de celle de Java CAPS 6 - plateforme applicative SOA / ESB / BPM - dont MDM Suite est l'une composante. Sun MDM Suite sera néanmoins disponible séparément, et selon certaines sources à partir du 24 juin à un prix de l'ordre de 80 à 100$ par utilisateur.



Liens :
Voir l'annonce
Sun MDM Suite
SOA : Sun met du MDM et du CEP dans sa suite Java Caps (Le monde informatique)

samedi 31 mai 2008

Création du MDM Alliance Group (MAG)


Partant du constat que les entreprises font face à autant d'approches-méthodes différentes que de cabinets de conseil ou d'intégrateurs qui viennent délivrer progressivement des solutions de MDM, l'alliance MDM Alliance Group (MAG) vient de voir le jour sous l'impulsion de Pierre Bonnet et de son guide méthodologique.

L'objectif de cette alliance est de permettre aux entreprises de disposer d'un socle méthode de départ qui soit partagé entre les acteurs du marché du MDM.
Proposant une méthode ouverte et communautaire, la compatibilité un projet avec les procédures MAG permet à l'entreprise de bénéficier des bonnes pratiques de modélisation - partagées, ouvertes et à jour - et donc de sortir du carcan d'une méthodologie propriétaire. Les intégrateurs et consultants sont alors capables de concentrer leurs efforts sur la réelle valeur ajoutée du métier.

Parmi les premiers membres de cette alliance, on compte Logica Management Consulting (ex Unilog Management), Axiad Conseil et Micropole Univers et l'éditeur Orchestra Networks, auxquels se sont joints Awa Conseil, Atos Origin, Softeam et sa filiale édition Objecteering Software. D'autres partenaires sont invités par Pierre Bonnet - via une interview vidéo - à se joindre à cette alliance - qu'ils soient français ou internationaux - et de contribuer à l'effort commun.

Liens :
Site du MDM Alliance Group
Interview de Pierre Bonnet (TV4IT), et annonce de lancement.

vendredi 30 mai 2008

Siperian sur SalesForce.com : MDM et Cloud computing

Siperian s'est lancé dans l'aventure SaaS (Software-As-A-Service, un modèle qui encourage les entreprises à consommer les logiciels comme un service - Gartner parle aussi de Cloud, ou cloud computing) en décembre 2007, en mettant à disposition sa solution Siperian MDM Hub sur la plateforme Salesforce.com.

SalesForce.com
Salesforce s’est lancé en annonçant la mort du logiciel. Puis il a généralisé le terme Saas, avant de lancer le Paas (Platform as a Service). Cette société créée en 1999 par des anciens d'Oracle et de Siebel propose en fait une application CRM en mode SaaS - parmi les leaders des solutions CRM, d'après Gartner.

Avec un résultat net multiplié par 38 en 2007 et la venue d'éditeurs tels IBM et Informatica (qui se sont lancé dans l'aventure en proposant leurs solutions respectives d'intégration et qualité de données), le lancement de la plateforme PaaS Force.et le soutien de Google dans la promotion du Cloud Computing, SalesForce.com s'impose comme l'acteur incontournable du monde SaaS.

Opportunités des solutions en mode SaaS
La plupart des avantages du SaaS ne sont pas nouveaux :

  • Ce mode permet de se décharger de la maintenance, de l'exploitation et de l'hébergement des applications, comme dans le mode ASP.
  • Les déploiement sont également plus rapides, et l'entreprise ne paie qu'aux (web)services consommés (volumes d'écritures ou consommations de ressources machines).
  • Enfin, l'ouverture de plateformes telles que Forces.com ouvrent les portes d'un marché plus concurrentiel, où tout éditeur pourra y proposer sa propre solution mais où cette liberté de choix permanent des clients pousserait les éditeurs à se différencier en améliorant constamment leurs solutions.
Siperian sur SalesForce.com
Siperian met en avant 2 usages principaux pour sa solution SaaS :

  • Aggrégation, réconciliation et synchronisation des données de référence déjà existantes dans Force.com et également dans Salesforce CRM.
  • La solution MDM constitue également une plateforme de chargement initial des données de l'organisation vers l'environnement Salesforce.

La solution se positionne donc en tant qu'accélérateur de l'intégration et du déploiement du SaaS dans l'entreprise.

Quelles opportunités du MDM en mode SaaS ?
Héberger la solution MDM
Pour Ravi Shankar (pas le musicien, mais celui de Siperian), le SaaS n'est pas la place du MDM dans le modèle Salesforce (n'empêchant pas Siperian de mettre néanmoins à disposition sa solution sur cette plateforme) : le choix d'une solution hébergée MDM dépend principalement de :
- la capacité à maîtriser et maintenir une solution MDM en interne,
- la complexité des sources de données.

Ainsi, le contexte d’une organisation possédant peu de ressources IT internes avec peu de sources de données (ou bien des données peu complexes) pourrait justifier le choix de l’utilisation d’une solution MDM en mode SaaS.

SaaS pourrait également constituer une réponse à des problématiques ponctuelles plus ciblées :

  • Pallier aux risques d’un environnement ou d’un logiciel trop récent ou dont la stabilité est trop incertaine pour justifier l’achat et le déploiement en interne d’une solution.
  • Nettoyage d’un volume de données en trop faible quantité pour justifier l’achat d’une solution et sa mis en œuvre complète (ex : nettoyage de 5000 données client en Allemagne pour une multinationale comptant 1M de clients).

Externaliser l’hébergement de données stratégiques ?
L’externalisation de données opérationnelles - données pouvant vêtir un caractère tactique voire stratégique pour l’entreprise - pose cependant la question de la sécurité, contre-argument majeur avancé par les détracteurs du SaaS, et contre lequel se bat SalesForce.com par l’intermédiaire d’initiatives de transparence.

MàJ : Parmi les 7 risques du Cloud Computing identifiés par Gartner, tous sont liés aux données hébergées :

  • Conformité légale et propriété de la donnée
  • Site de stockage et régime juridique local associé
  • Collaboration avec la justice
  • Confiance et qualité de l'hébergeur
  • Partage de ressources, donc confidentialité et cryptage adéquat
  • Sauvegarde et restauration en cas d'aléas techniques,
  • Viabilité sur le long terme, restitution en cas d'aléas du fournisseur
Cette question reste néanmoins à relativiser et il faudra désormais établir de nouvelles règles pour déterminer quelles données peuvent être externalisées « on the Cloud » (selon l’expression consacrée).

Valeur ajoutée du MDM et SaaS : Faciliter la mise en oeuvre d’applications SaaS dans le SI
La souffrance engendré par les mises en conformité réglementaire, couplé à l'intérêt croissant envers les architectures SOA ont pour conséquence le développement du mode SaaS hors du seul cadre des PME . Le SaaS apparaît comme une motivation supplémentaire pour la mise en place d’une démarche MDM, qui permet de facilitater l'intégration des données vers les environnements hébergées.

Vers d’autres usages ?
Le mode SaaS pourrait également ouvrir la voie à de nouveaux usages, facilitant par exemple l'échange de données standardisées entre organisations - les entreprises déployant des efforts colossaux pour redresser ses données - , voire l’apparition de nouveaux acteurs fournisseurs de données de qualité. Les nouvelles opportunités offertes par le cloud computing sont encore à découvrir, et donc à suivre…

Source :
Interview de Ravi Shankar (Siperian)
SaaS, How it Fits (Franck Dravis, on EIM)
SaaS, pour Software as a Service (JDN)
“On the cloud” ? “On the Laptop” ? Quelle sécurité pour les données ?(Louis Naugès)
Le Gartner identifie sept risques dans le 'cloud computing' (LMI)

PS : Cet article a été mis à jour le Lundi 8 septembre 2008.

vendredi 9 mai 2008

Casser des idées reçues sur le MDM

Alors que le MDM est l'un des buzzword du moment, il devient difficile de s'y retrouver parmi les chants des sirènes des différents acteurs - analystes, éditeurs, intégrateurs et autres - se clamant de cette approche.

Sur le terrain, une mauvaise compréhension ou un sous-estimation des enjeux du MDM peuvent jusqu'à faire capoter un projet et décourager l'entreprise dans la mise en place d'une démarche MDM. Aussi me parait-il nécessaire de rappeler quelques principes généraux afin de recadrer la prise de conscience et favoriser ainsi la réussite de la mise en place d'une démarche MDM (attention, autre buzzword : ) durable.

Le Master Data Management N'EST PAS :
  • Un projet limité dans le temps,
  • Un problème qui relève uniquement du système d'information,
  • La mise en place d'une application qui solutionne tout.

Le Master Data Management EST :
  • Une initiative IT transverse qui englobe la totalité des processus liés à la création et à la synchronisation des données de référence,
  • Une approche traitant de la qualité des données,
  • Une réalisation nécessitant l'implication des acteurs métier (avant, pendant et après),
  • Une architecture composé d'une multitude de couches, orientées vers des aspects aussi bien fonctionnels que technologiques.

mercredi 7 mai 2008

Mural : MDM sauce Open Source

Les initiatives Open Source font enfin leur apparition dans le marché des solutions MDM : le projet communautaire Mural, initié par Sun, a pour ambition d'apporter des solutions du monde "Open" aux problématiques de gestion des données de référence.

Au programme : CDI, PIM, DQM (profiling, standardisation, matching, deduplication, cleansing), intégration de données, ETL, et autres outils de migration, compatibilité SOA, Web 2.0 etc. En bref des sujets donnant lieu à autant de projets (Master Index Studio, Data Integrator, Data Quality, Data Mashup et Data Migrator) qui forment un écosystème de solutions libres de gestion des données, et qui associé aux communautés GlassFish (serveur d'application développé initialement par Sun), OpenESB (ESB libre sur des bases de SeeBeyond) et NetBeans (IDE Java libre) se veut être une alternative aux solutions propriétaires du marché.

Cette communauté est récente, les outils sont encore à un stade trop peu avancé, et les fonctionnalités seront probablement moins étoffées que celles proposées par les solutions des éditeurs du marché. Mais comme le souligne Andy Hayler, ce type de solutions pourra satisfaire les problématiques moins exigeantes : la popularité d'outils tels que MySQL ou JBoss ont montré a quel point les produits Open Source peuvent trouver leur place dans les circonstances adéquates.

Présenté lors du dernier FOSS.IN en en décembre 2007, les réalisations auraient réellement débuté en février 2008, selon Sun. Outre la participation du centre d'ingénierie de Sun (SUN IEC) à Bengalore, la communauté s'est déjà enrichie d'étudiants de l'université de San José, et dont les premiers travaux sont attendus pour l'été 2008.

Selon TheServerSide.com, Sun s'apprèterait même à packager le projet Mural dans une suite commerciale - Sun MDM Suite - qui sera intégrée à la plateforme d'applications composites Java CAPS R6, et prévue pour l'horizon juin 2008. Jeune acquéreur de l'éditeur de MySQL en janvier dernier pour 1M$, Sun continue sa lancée vers l'Open Source et serait donc également un nouvel entrant dans le marché du MDM.

Un projet à suivre, donc.

Top Ten Things You Should Know About Mural

1. Enhanced customer experience. Helps customer retention, aids cross selling, delivers the right customer experience and manages the risk associated with them
2. Reduced cost and complexity. Maintain master data at a single location and execute transactions locally
3. Reduced errors. Master data represents accurate and consistent information
4. Increased visibility. Accurate report generation using master data as a source
5. Enhanced auditing and compliance. Data changes are accurately registered and available for reference
6. Open source. Mural is an open source community and is built to support Sun's complete open source stack - "Metal to Mural"
7. Reduced time to market. Encourages data level collaboration between organizational hierarchies
8. Single integrated toolset. Integrated toolset to extract data from source systems, clean, profile, match, and load master indexes
9. Size-to-fit integration solution. Since Open ESB leverages the JBI framework customers can easily assemble an integration solution to fit their specific requirements and integration environment.
10. Leverage GlassFish and NetBeans. Mural's components are built on and fully support GlassFish and all of the design time tooling is built on NetBeans

Liens :
- Mural, Open Data Management Community
- Sun Microsystems Announces Mural: Open Master Data Management
- Students and the Mural Community

mardi 6 mai 2008

Orchestra Networks s'allie à Informatica

Nouvel épisode de la saga d'Informatica au pays du MDM : alors que dans l'épisode précédent Informatica rachetait Identity Systems, laissant présager l'orientation de l'éditeur américain vers le marché du MDM, voici que l'éditeur français Orchestra Networks annonce un partenariat avec Informatica, permettant ainsi à l'éditeur français de proposer une offre d'intégration, profiling et de qualité des données en complément de sa solution MDM, et à l'éditeur américain de se rapprocher d'un éditeur de solution MDM qui monte.

mercredi 23 avril 2008

Gouvernance de données et Secteur public

L'innovation est au coeur du secteur public, à tel point que le privé a même tendance à s'inspirer de ce qu'il s'y fait. Mais à l'heure où les administrations publiques doivent rendre des comptes sur leurs résultats et leurs performances, et améliorer leurs processus, les remaniements ministériels et la multiplication des acteurs spécialisée les poussent à repenser leurs pratiques.

Dans cette vidéo, Franck Régnier et Thomas Laborey (Logica Management Consulting) nous expliquent que les administrations sont à la recherche d'un langage commun, leur permettant de fluidifier leurs échanges, au sein de l'administration mais également entre les différentes administrations. L'objectif d'un langage commun est également de faciliter l'interopérabilité des systèmes.



Petite piqure de rappel pour ceux qui n'auraient toujours pas bien saisi ce qu'était le Master Data Management :

Le MDM, ou gestion des données de référence, regroupe les activités liées aux dimensions que sont l'organisation, la méthodologie et l'outillage en vue d'établir une bonne gestion des données, et en priorité des données de référence. L'objectif est d'améliorer la qualité des données, et de rendre disponibles ces données le plus facilement possibles aux processus, de manière à améliorer la performance de l'organisation. En ce sens, le MDM participe à la rationalisation des actifs métiers de l'entreprise, en ouvrant la voie vers une gestion optimisée de l'information.


La mise en place d'un langage commun est cependant un travail de longue haleine.
Les intervenants nous rappellent que l'un des facteurs importants de la construction de ce langage commun est représenté par les individus de l'organisation, qui possèdent une partie du savoir métier dans leur tête (pratiques, historique, règles métier), représentant un risque pour l'organisation lors de départs en retraite.

Pour construire ce langage commun, il faut donc tout d'abord formaliser ces savoirs métiers informels, ce qui implique de :
- Piloter et gouverner
- Formaliser les processus métiers,
- Identifier les acteurs clés de ces processus métiers, et documenter leur rôle et leur savoir, et communiquer ces résultats,
- Architecturer les données de manière formelle,
- Structurer les relations avec utilisateurs de ces données (partenaires externes),
- Communiquer aux utilisateurs le plan d'action et l'avancement.

L'adoption d'une gouvernance des données, sur la base des 3 dimensions du Master Data Management, devient alors nécessaire :

Dimension Organisation
L'organisation doit se doter d'une véritable Fonction de gestion des données, par la mise en place d'une structure de décision transverse et dédiée, au même titre que le sont les fonctions RH ou compatibilité/trésorerie.

Dimension Méthode
La structure de décision doit adopter un management par la mesure :
- Fixer des objectifs et les paliers pour les atteindre, et cadencer l'avancement
- Mesurer l'atteinte de ces objectifs par la dotation d'outils de pilotage, permettant une maîtrise de la performance.

Dimension Outils
Les outils permettent d'éviter tout glissement sur la signification d'un objet, car celui-ci peut être vu différemment selon le métier ou la personne qui le regarde.

Pour celà, il faut consolider la norme d'expression du langage commun, ce qui se traduit par :
- la formalisation sémantique des objets,
- la formalisation dans un format technique pour les insérer dans une solution MDM.

Ces solutions doivent être nécessairement orientées métier, puisque comme le souligne F.Régnier, les "objets manipulés ont pour seul objectif la mise à disposition une information fiable à destination des processus métiers".

Voir la vidéo sur YourPotential.tv.